Comptabilité des marges de contribution : tout ce qu’il faut savoir

Lors de diverses discussions et projets de consultation avec de petites entreprises, on a souvent été confronté à l’argument selon lequel le calcul de la marge de contribution et la détermination de la marge de contribution par produit ou par division n’a de sens qu’à partir d’une certaine taille d’entreprise. En tant que propriétaire unique, vous n’auriez pas besoin de cela, l’effort n’en vaudrait pas la peine, tout cela ne serait qu’une absurdité théorique et bien plus encore. N’avez-vous vraiment pas besoin d’un calcul de marge de contribution en tant qu’entreprise individuelle ?Si vous vous êtes déjà posé l’une des questions suivantes, le calcul de la marge de contribution serait logique : À l’aide de quelques exemples, on présentera le calcul de la marge de contribution et le calcul de la marge de contribution et montrerai quels enseignements précieux on peut également en tirer en tant qu’entrepreneur individuel.

Qu’est-ce que la comptabilité de la marge de contribution ?

La comptabilité des marges de contribution fait partie de la comptabilité analytique et de performance et donc de la comptabilité interne. Contrairement à la comptabilité par activités et à la comptabilité analytique complète avec la comptabilité des natures comptables, la comptabilité des centres de coûts (feuille d’imputation des coûts) et la comptabilité des unités de coûts, la comptabilité sur marge est une forme de comptabilité analytique partielle. On soustrait des recettes les coûts directement imputables au produit et on examine la contribution des recettes restantes pour couvrir les coûts structurels (coûts fixes).

Que dit la marge de contribution ?

Si la marge de contribution (en abrégé DB) est supérieure à zéro, on parle de marge de contribution positive. Dans ce cas, les recettes dépassent les coûts variables d’un produit, mais cela ne signifie pas qu’on réalise un bénéfice. En effet, la marge de contribution doit d’abord couvrir les coûts fixes, tels que le loyer, les voitures de société, etc. Dès que la DB dépasse ces coûts, on parle de profit.

Si la marge de contribution est nulle, le revenu d’un produit correspond aux coûts variables. C’est ce qu’on appelle le prix plancher absolu ou à court terme. La marge de contribution doit avoir au moins cette valeur pour pouvoir fonctionner de manière raisonnable. Vous ne devez autoriser une DB de zéro que dans des cas exceptionnels, par exemple pour des marchandises qui complètent la gamme de produits. Comme l’indique le nom de limite inférieure de prix à court terme, vous devez essayer de maintenir la marge de contribution à ce niveau pendant une courte période seulement. Par exemple, vous pouvez essayer de réduire les coûts variables en changeant de fournisseur, de manière à créer une DB positive.

Elle devient problématique si la marge de contribution est inférieure à zéro, c’est-à-dire si la DB est négative. Dans ce cas, l’entreprise fait une perte pour chaque bien produit. Les coûts unitaires variables, c’est-à-dire les coûts matériels ou salariaux par unité, sont supérieurs au prix. C’est pourquoi vous devez bien réfléchir à la question de savoir si vous avez encore besoin du produit dans votre assortiment. L’une des raisons de conserver un tel produit est qu’il encourage le client à acheter d’autres produits. Un exemple est celui d’une imprimante bon marché, dont la marge de contribution est négative. Cependant, votre entreprise vend également les cartouches d’imprimante pour elle, qui ont une DB beaucoup plus élevée, il vaut donc la peine de garder l’imprimante elle-même dans l’assortiment.

Par conséquent, vous ne devez pas seulement faire attention aux chiffres lorsque vous prenez des décisions concernant votre gamme de produits. Toutefois, la marge de contribution est un chiffre clé utile pour une telle décision.

Quelques commentaires sur la marge de contribution

La marge de contribution, dans sa forme la plus simple, est la proportion dans laquelle les recettes des ventes d’un produit dépassent les coûts du produit (ProKo en abrégé).

Un exemple simple : une entreprise du secteur de l’électricité vend une lampe pour 20 euros, le coût du produit (par exemple sous forme de frais d’achat de la marchandise) de la lampe est de 15 euros. La marge de contribution pour la lampe est de 5 EUR.

Si vous vendez 100 lampes dans l’exemple ci-dessus, vous réalisez un chiffre d’affaires de 2 000 euros, vous avez 1 500 euros de frais d’achat et 500 euros de marge contributive pour couvrir tous les autres coûts (coûts structurels, par exemple salaires et traitements, publicité, matériel informatique et bien plus encore). La marge de contribution est la contribution qui cofinance l’ensemble de la tête de pont.

Les coûts structurels (la hauteur d’eau ou les frais généraux fantaisistes) peuvent être intégrés dans le diagramme et affichés comme suit

Seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité est la quantité à laquelle les gains correspondent aux coûts d’un produit. Cela signifie qu’avec cette quantité de biens vendus, votre profit est nul. Il s’ensuit que la quantité du seuil de rentabilité est la quantité au-dessus de laquelle la marge de contribution couvre les coûts fixes. Son calcul est simple :

x = seuil de rentabilité

Kf = Coûts fixes

db = marge de contribution par unité

Vous savez maintenant combien d’unités vous devez produire ou vendre pour couvrir vos coûts fixes. Dès que vous vendez plus que la quantité spécifiée, vous réalisez un bénéfice. Cette liste peut également être très utile pour les banques ou les investisseurs, car ils ont alors une vue d’ensemble immédiate du moment où votre production commencera à produire un rendement.

Exemples pratiques de l’application de la marge de contribution

Seuil de rentabilité

Si on prend l’exemple ci-dessus avec les lampes, on a un prix de 20 euros et des coûts variables de 15 euros. Il en résulte une marge de contribution unitaire (db) de 5 euros. On a des coûts fixes de 500 euros pour la production de lampes. Maintenant, on calcule le montant du seuil de rentabilité :

Avec la formule, on doit vendre 100 lampes pour couvrir les coûts fixes. Cela signifie que dès qu’on produit plus de 100 pièces, on réalisera un bénéfice de 5 euros par lampe supplémentaire vendue.

Accepter ou refuser la mission ?

Lors d’une foire commerciale, un discounter demande à un menuisier si celui-ci lui vendrait 500 tables au prix de 175 euros. L’année dernière, le maître menuisier a calculé, en calculant le coût total, qu’il avait des coûts variables de 80 euros par table et des coûts fixes proportionnels de 100 euros. Cela donne un prix de revient de 180 euros. Le maître menuisier rejette donc l’offre, disant qu’il ne peut pas vendre les tables en dessous du prix de revient. Une grosse erreur, car ce que le maître charpentier a oublié, c’est qu’il suppose que 200 tables seront vendues dans ce calcul. Cela signifie que on a des coûts fixes totaux de 100*200 = 20000 euros.

Toutefois, si vous effectuez maintenant un calcul de la marge de contribution, vous obtiendrez le résultat suivant :

Le maître charpentier manque ainsi un bénéfice de 27500 euros, raison pour laquelle il est souvent intéressant de recalculer exactement au moment de faire une offre. Cela s’explique par le fait que dans la comptabilité de la marge de contribution, les coûts fixes sont considérés comme indépendants de la quantité, ce qui n’est pas le cas dans la comptabilité des coûts complets.

Comment faire face aux goulets d’étranglement dans la production ?

Chaque entreprise dispose d’une capacité de production, en particulier les petites entreprises doivent s’assurer qu’elles disposent d’une capacité suffisante pour traiter toutes les commandes. Toutefois, si vous devez décider entre deux commandes en raison de ces limites, la marge de contribution peut être utile ici aussi. On suppose maintenant que le maître menuisier produit des chaises et des tables. Il a maintenant deux commandes, qu’il ne peut malheureusement pas remplir en même temps et doit donc décider laquelle des deux lui rapportera le plus de profit. Le maître menuisier n’a donc qu’à regarder la marge de contribution (db) des deux articles :

Il vous suffit maintenant de déterminer le nombre de pièces par commande et ce nombre est multiplié par les db respectives. Ensuite, vous examinez le résultat et comparez quelle est la marge de contribution la plus élevée et vous décidez en conséquence. Vous pouvez également voir à partir du db par pièce que vous devez produire 2,5 chaises pour obtenir la même marge de contribution que pour une table. La production de tables est donc plus rentable que la production de chaises.

Si vous disposez d’informations supplémentaires sur les délais de production des produits respectifs, vous pouvez ajouter la marge de contribution relative au tableau.

La marge de contribution relative est calculée en divisant la marge de contribution unitaire par le temps de production. Un rang est alors attribué dans l’ordre où la plus grande db relative se voit attribuer le rang 1, puis les rangs 2, 3, 4, et ainsi de suite par ordre décroissant de taille. Le produit qui a la plus grande densité relative est le plus rentable.

Comment gérer votre entreprise avec la comptabilité de la marge de contribution ?

En soustrayant progressivement les éléments de coût respectifs des recettes des ventes, la marge de contribution respective peut être déterminée pour chaque sous-total, ce qui permet de définir des objectifs et des responsabilités en matière de contrôle.

Dans un premier temps, vous vous asseyez avec votre directeur commercial à la fin de l’année et vous planifiez les volumes de vente pour l’année suivante. Si vous n’avez pas de directeur commercial, par exemple parce que vous êtes propriétaire unique, vous vous asseyez seul. L’important est de se fixer des objectifs et de se faire une idée claire de ce que l’on veut réaliser au cours de l’année à venir.

Les quantités vendues sont alors à nouveau l’intrant de tous les autres sous-plans tels que l’approvisionnement, la production et les besoins en personnel.

Ces principes de planification s’appliquent également si vous êtes un propriétaire unique.

Ce n’est que si vous planifiez les volumes de vente pour l’année à venir et que vous vous fixez des objectifs que vous pourrez vérifier par la suite si la planification était réaliste ou si des changements ont été apportés et pourquoi.

La comptabilité de marge de contribution vous offre également la transparence nécessaire sur votre portefeuille de produits et vous permet de voir au premier coup d’œil quels sont les produits qui génèrent la meilleure marge de contribution.

Dans l’exemple ci-dessus, il devient très clair qu’on ne gagne pas d’argent avec les lampes, mais qu’on en brûle en fait.

Cet aperçu est maintenant suivi de décisions qui doivent être prises :

Si le maître électricien arrive à la conclusion, par exemple, que le commerce des lampes est nécessaire parce que d’autres installations électriques avec des marges de contribution positives sont vendues par l’intermédiaire de ce « ouvre-porte », alors il faut examiner de près les points sur lesquels on peut intervenir pour améliorer les résultats.

Il s’agit par exemple de questions d’analyse :

Comme vous pouvez le constater, seul le calcul de la marge de contribution permet de poser les bonnes questions, d’intervenir de manière contrôlée et d’améliorer ainsi la rentabilité de son entreprise à long terme.

En ancrant les sous-totaux respectifs dans les objectifs des employés, on peut également créer les bonnes incitations au contrôle. Bien entendu, il faut tenir compte ici des possibilités d’influence dont dispose effectivement le salarié concerné.

Un vendeur a une influence sur la quantité vendue et, dans une certaine mesure, sur la remise accordée. Il a également une influence sur le produit qu’il peut offrir au client pour résoudre son problème. Il existe souvent différentes versions d’un même groupe de produits (par exemple, des lampes standard bon marché, des lampes design coûteuses). Il est donc judicieux de négocier un objectif pour la marge de contribution 1 avec le vendeur lors d’un entretien d’évaluation. Elle est mesurée par rapport à cet objectif à la fin de l’année, et la rémunération variable est basée sur cet objectif, par exemple.

Si vous n’avez pas d’employés, convenez de cet objectif avec vous-même et récompensez cet objectif par une distribution spéciale pour laquelle vous vous offrez quelque chose de gentil.

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