Innovations disruptives partie 2 : De la valeur client indépendante de la solution à l’innovation disruptive

Après avoir examiné la définition du terme controversé de « perturbation » sous différents angles dans le premier article, on souhaite se pencher sur la manière dont les entreprises peuvent identifier rapidement les évolutions perturbatrices et sur le rôle que jouent les clients dans ce domaine.

Anticiper les besoins des clients

Selon le professeur Christenssen, l’expérience client idéale est la tâche que doit remplir une solution. Le point de départ d’un développement de solution réussi est donc l’expérience client idéale. Quelles sont les attentes du client pour l’avenir ? Comme Steve Jobs ou Henry Ford l’ont déjà reconnu, il ne suffit souvent pas de demander pour savoir. Il est important de comprendre comment les solutions actuelles sont utilisées et quels sont les besoins évidents ou latents qui préoccupent le plus les clients. Sur la base de l’expérience idéale du client, on peut ensuite analyser, par exemple par « backcasting », les mesures stratégiques qui permettront d’atteindre cet état futur, et en particulier le moment où l’on peut s’attendre à des sauts technologiques.

Identifier et intégrer les développements technologiques pertinents à un stade précoce

Dans le passé, une grande partie des perturbations ont été déclenchées ou rendues possibles par des développements technologiques. Dans une étude, on a analysé comment les entreprises peuvent identifier les développements technologiques potentiellement perturbateurs à un stade précoce et ce qui est considéré comme des bonnes et meilleures pratiques à cet égard. Comment faire face aux évolutions perturbatrices dans la recherche et le développement industriels est discuté à la conférence.

Sortir des sentiers battus

Malgré le caractère émergent du mot à la mode, le thème de la « disruption » doit donc être pris au sérieux. En particulier dans le contexte de développements tels que l’Internet des objets, la numérisation croissante ou des mots à la mode tels que Industrie 4.0, les entreprises doivent traiter des sujets qui se situent le plus souvent en dehors du cœur de métier (ou du bord de l’assiette) et souvent aussi en dehors des compétences de leur propre F.

Une dernière réflexion : il n’y a guère de meilleur exemple que l’industrie automobile pour illustrer l’idée de base de l’innovation disruptive : outre les modèles des constructeurs établis, dont la plupart reposent sur des fonctionnalités supplémentaires, on assiste actuellement à la naissance de petites entreprises qui (veulent) proposer des véhicules électriques simples et bon marché, ce qui correspond au début potentiel d’une disruption classique du bas de gamme. Ajoutez à cela la nouvelle que la Tesla Model S a été le véhicule électrique le plus vendu, et Service postal allemand se lance dans la production de son propre e-transporteur. En tant qu’habitants de l’agglomération de Stuttgart, on espère naturellement que cette perturbation potentielle perdra le plus rapidement possible son statut de perturbation grâce aux décisions avant-gardistes des constructeurs automobiles allemands.

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