Comment atténuer la pénibilité au travail ?

pénibilité au travail

La pénibilité est un constat de plus en plus fréquent. Dans une société capitaliste, le rendement qu’on demande aux employés est soumis à des exigences croissantes. Si la rentabilité de l’entreprise augmente, on ne peut pas en dire autant du niveau de bien-être des employés. Dans cet article, nous allons donc nous pencher sur la question de la souffrance et vous dévoiler les démarches nécessaires pour mettre un terme à ce climat professionnel suffocant.

Lutter contre la pénibilité en réalisant un état des lieux

Pour trouver les ressources indispensables pour éradiquer tous les signes, symptômes et répercussions des conditions pénibles sur les employés, il faut commencer par analyser la situation. L’état des lieux va vous permettre de détecter les facteurs conduisant le personnel à un mal-être profond qui compromet la motivation et la productivité.

Grâce à un audit exhaustif, vous pouvez reconnaître les causes, les situations et les taches qui sont à l’origine de la souffrance. Une fois ce diagnostic établi, il vous sera plus facile d’appliquer un plan d’action efficace dans un contexte de prévention des risques professionnels. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une initiative légale imposée par le Code du travail. Vous devez, dès lors, analyser le nombre et la cause des accidents de travail ainsi que les maladies dues à l’environnement professionnel.

Intéressez-vous aussi au taux d’absentéisme en essayant d’en déterminer les raisons. Posez-vous les bonnes questions ? Quel est l’âge moyen des salariés touchés par ce fléau ? A quel stade de leur vie professionnelle sont-ils ? Y’a-t-il des fonctions plus impactées que d’autres ? Par ailleurs, ne vous contentez pas de vos observations qui peuvent être subjectives et vous induire en erreur. Ecoutez les plaintes formulées par le personnel. Vous aurez des réponses qui reflètent la réalité telle qu’elle est vécue par vos employés.

Quels sont les symptômes et les causes ?

Pour identifier les causes, vous devez savoir que celles-ci sont définies par un texte de loi. Cependant, le sujet ne peut pas être traité avec une objectivité aveugle puisqu’il s’agit de sentiments humains. Ainsi, pour apporter des solutions encore plus efficientes, il faut étudier cette problématique avec plus d’ouverture et de sensibilité. De manière générale, on peut distinguer 4 types de contraintes qui menacent le bien-être et la productivité des employés :

  • Les risques physiques : Cette catégorie englobe les manutentions de charges lourdes, les positions inconfortables qui doivent être maintenues sur plusieurs heures, les actions redondantes…
  • Les risques organisationnels : Dans cette catégorie, on retrouve tout ce qui a trait aux stratégies d’organisation. On parle d’un rythme contraignant, de deadlines impossibles à respecter, de l’absence d’autonomie, de bureaux mal agencés…
  • Les risques externes : Cela concerne les nuisances sonores, les conditions climatiques non propice à la productivité, l’exposition aux substances toxiques, des déplacements trop fréquents…
  • Les risques psychiques : Les problèmes psychologiques sont nombreux. Il y a la pression exercée par les supérieurs hiérarchiques, la manque de reconnaissance, la manipulation, le harcèlement moral, des tensions entre les employés, l’obligation de rester concentré pendant un nombre irraisonnable d’heures.

Faire preuve d’organisation pour réduire la pression

Nous devons, tout d’abord, nous mettre d’accord sur la responsabilité partagée entre les responsables et les employés en ce qui concerne le mal-être dans le milieu professionnel. Il est clair que les dirigeants ont toutes les ressources en main pour changer la donne, mais cela ne diminue pas le rôle que le salarié peut jouer pour s’en sortir. Les supérieurs hiérarchiques ont la possibilité de modifier le mode opérationnel au sein de l’entreprise. Cette démarche peut donner des résultats encore plus efficaces que d’autres alternatives qui nécessitent un investissement conséquent. Pour ne pas se sentir dépassé et atteindre un burn-out difficile à affronter, le personnel doit bénéficier de :

  • Moyens d’organisation : La prévention du burn-out passe par un effort d’organisation. Plus facile à dire qu’à faire. N’est-ce pas ? Voilà pourquoi il faut insister sur l’importance de donner à l’employé les moyens nécessaires pour bien s’organiser : la liberté de créer son planning, un soutien régulier, la mise à disposition d’outils et de l’espace requis pour la réalisation d’un projet.
  • Ressources pour diminuer les contraintes : Les employés doivent avoir la possibilité de varier leur rythme professionnel, de restreindre leurs actions nocturnes, de profiter de jours de congé pour décompresser et reprendre de plus belle.

Transmission des compétences et perspectives d’avenir

Prévenez les risques professionnels en permettant à votre personnel d’avoir un emploi polyvalent. Celui-ci garantit de ne pas succomber à la routine et d’avoir un sentiment de valorisation. Lorsque quelqu’un est amené à répéter les mêmes actions à longueur de journée sur une durée prolongée, il s’enfonce progressivement dans une déprime pouvant conduire à la dépression.

Pour réduire les chances que ce scénario ne se produise, les dirigeants doivent miser sur le développement des compétences d’une part et la transmission du savoir-faire d’un autre. Cela commence par le repérage de profils qui ont le potentiel nécessaire pour mener une mission donnée. Avec une formation spécifique et de la patience, le burn-out est évité.

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